" Va et ne pèche plus "

14 mai 2011

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L’Avarice– Chapitre 1

 

Lors de ma petite pêche sur le web pour trouver des images sur l’avarice, j’ai plutôt trouvé ce genre d’images :

greedy_man                         

 

 

Franchement, ce personnage vous fait-il penser à l’avarice? 

Ne voyons-nous pas là une belle image de gourmandise? 

Manifestement cet homme veut beaucoup d’argent, trop, et il le dépense, vu les bijoux qu’il porte. L’avare ne dépense pas. Normal, puisqu’il est avare. Donc, ce type de personnages, si nous regardons bien, pêche plutôt par gourmandise. 

L’avare ressemble plutôt à ceci:

 

                               Avare_affiche_0 

 

Le robinet est fermé, alors qu’il pourrait couler, parce que l’avare ne donnera pas, ne dépensera pas, il a trop peur de manquer ou il tient trop à ce qu’il possède pour s’en séparer. Aussi, si nous prenons l’exemple de l’argent, l’avare ne dépensera pas, plus il a, moins il dépensera. Il est rassuré par ce qu’il possède et ne s’en dépossèdera pas facilement. 

Alors la question est : en quoi le fait de posséder est rassurant? 

Et bien, elle nous permet de nous sentir riches, tout simplement. 

En fait nous devenons avares de ce qui nous fait nous sentir riches… là où nous croyons être pauvres. 

Car l’avarice ne concerne pas que l’argent : nous pouvons être avares en sentiments, en connaissances, en temps, en attention, en paroles, etc… Bref, il y a beaucoup de domaines où nous pouvons nous sentir riches mais où ne voulons pas partager par peur de perdre cette richesse, ce sentiment de richesse qui vient combler un sentiment de pauvreté. Car si nous nous sentions réellement riches, nous distribuerions allègrement sans crainte d’être pauvres. 

Il y a donc chez l’avare un sentiment de pauvreté. 

Prenons l’exemple des écoles de connaissances ésotériques où le “disciple doit faire tout un parcours pour obtenir de la part de ses maîtres un distillat de connaissance, goutte à goutte, mettant ces soi-disant maîtres en positions de “riches”. Que pensez-vous réellement de ce type d’école? Désirerions-nous y devenir des maîtres? 

Oui? 

Alors c’est que nous sommes pauvres et qu’au travers de ce style de parcours nous aspirons à devenir de faux riches mais de vrais avares. 

Mais nous sommes pauvres de quoi? 

Pauvres en reconnaissance par exemple, ou pauvre en connaissance pour faire plus court, ou pauvres en estime de nous, ou en confiance en nous, ou encore en amour pour nous. Et nous allons chercher une richesse extérieure qui viendra combler ce sentiment de pauvreté. Mais, nous le savons désormais, ce faux sentiment de richesse n’est là que pour masquer notre vrai sentiment de pauvreté car si, d’aventure, nous perdions nos “biens” nous serions immédiatement mis face à notre pauvreté et cela nous serait insupportable. C’est pour cela que l’avare est avare, il ne peut pas affronter sa pauvreté de face. 

Le vrai riche, lui, partage, il ne peut pas être avare parce qu’il sait qu’il possède et possèdera toujours. 

Les vrais riches ne sont pas ceux qui possèdent beaucoup, mais ceux qui donnent beaucoup. 

Il est donc de vrais riches qui s’ignorent! 

En quoi sommes-nous riches et en quoi sommes-nous avares? 

Et là où nous sommes avares, d’où nous vient ce sentiment de pauvreté?

 

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10 mai 2011

Le Retrait de Projection – La Grosse Américaine Pleine de Fric

 

castafiore

Nous voilà donc avec un outil de plus dans notre boite à outils. 

Pour bien nous en servir nous allons voir, tout d’abord, comment il fonctionne et pour cela je vais vous raconter une petite histoire. 

M… est une charmante jeune femme qui fréquente les endroits chics bien qu’elle n’ait pas de gros moyens. Son rêve serait de rencontrer un homme suffisamment nanti pour lui permettre de vivre cette vie sans avoir à s’inquiéter de l’argent. Elle décide un jour, face à de multiples déconvenues sentimentales dont elle n’a pas repéré la source, d’entamer une analyse des rêves afin de savoir pourquoi. 

Nous n’allons pas reprendre son cursus onirique mais nous allons étudier un de ses rêves, afin de comprendre ce qu’est le retrait de projection : 

je rentre dans une banque et me dirige vers le guichet. Au même moment une femme bien habillée, une grosse américaine qui pue le fric, arrive. L’employé s’adresse à elle qui me passe devant. Je ne supporte pas ce genre de femmes et je suis en colère parce que grâce à son argent elle peut tout se permettre et moi je dois attendre”. Et c’est vrai, dit-elle en commentaire de son rêve, je n’aime pas du tout ce genre de comportement. 

Dans l’analyse des rêves, le but est de prendre conscience des aspects inconscients qui jouent leur vie en nous. 

Dans ce rêve, le personnage inconscient qui nous est révélé est une femme pleine de fric et qui abuse en quelque sorte du statut que cela lui donne. Nous pointons à M… cet aspect d’elle qu’elle refuse catégoriquement : “Je ne suis pas comme ça, pas du tout”. Non, effectivement, elle n’est pas aussi riche, ni aussi grosse, mais…

Quelque jours plus tard, en compagnie de M… nous nous retrouvons à la caisse d’un supermarché et la caissière ne peut pas rendre la monnaie totalement : il manque 5 centimes car la caisse centrale du magasin n’a plus de pièces de 5 centimes. M… n’hésite pas une seconde, se campe sur ses deux pieds, les bras croisés et annonce : “Et bien, je ne bougerai pas d’ici tant que vous ne m’aurez pas rendu mes 5 centimes”. Peu à peu la file d’attente s’allonge derrière nous tandis que la caissière explique qu’elle n’y peut rien, il n’y a plus de pièces de 5 centimes à la caisse centrale : “S’il me manquait 5 centimes pour payer vous ne me laisseriez pas partir avec la marchandise”, argument-t-elle pour expliquer son attitude. Et, la queue continue de s’allonger tandis qu’elle campe sur sa position devant la caissière démunie. Finalement les personnes près d’elle, après quelques échanges de monnaie, permettent à la caissière de lui rendre sa pièce tant désirée. 

“Alors, as-tu vu “la grosse américaine” cette fois?”, lui dis-je.

“Hein? Où? Pourquoi?”

“Parce que grâce à ton argent, tu as fait comme elle, et même mieux qu’elle, tu as fait attendre toute une file de personnes selon ton bon désir”. 

Bien que M… n’ait pas d’argent, elle avait manifesté un comportement similaire, sans même en avoir conscience, dans un scénario spécialement mis en place pour elle, à sa mesure. Ce comportement qu’elle ne supportait pas chez l’autre, ailleurs, était, avant tout ici, en elle. 

Voilà un exemple simple de projection. Cela s’est passé dans un rêve mais la réaction de M… aurait été la même si la scène s’était déroulée dans sa réalité quotidienne. 

Et maintenant que cela est vu, il suffit de faire le retrait de projection c’est à dire : reconnaître cet aspect en soi-même, le voir et voir que c’est cela que nous ne supportons pas, ce comportement ici, en nous et pas ailleurs. Ce ne sont pas les détails qui comptent comme la “grosse” (M… est mince), américaine (M… est française), la quantité d’argent (M… n’a pas beaucoup d’argent), c’est à dire la forme, ce qui compte c’est le fond. 

Le premier pas est cette reconnaissance. Une fois que cela est vu, la plupart du temps cela suffit à faire cesser le comportement, en tout cas cela suffit pour ne plus réagir face à un tel comportement. 

Non, M… n’a toujours pas vu la “grosse américaine pleine de fric” en elle…

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03 mai 2011

La Colère – Chapitre 2

Poursuivons avec la colère et cette fois-ci je vous propose une autre image, bien plus proche de ce qu’est un individu en colère :

   

                              col_re

 

Voilà la colère, un petit roquet qui veut se faire entendre car il se trouve trop petit. 

Avez-vous remarqué que les petits roquets aboient beaucoup plus que les grands chiens? 

Alors penchons-nous sur nos colères, regardons nos “justes” colères et écoutons ce qu’elles nous disent. 

Elles nous disent : je veux défendre mes idées, mes idéaux, je veux que les choses soient comme je le désire, je veux qu’on m’obéisse, ou me respecte, je veux…. 

Bref, je veux simplement que l’enfant en moi soit accepté tel qu’il est, avec ses choix et ses désirs, avec ses besoins et ses valeurs. Juste accepté tel que je suis, même si je suis faible, handicapé, laid, inintelligent, sauvage, etc.. Et j’ai raison de le vouloir sauf que… 

Derrière notre colère ce sont les parts de nous qui n’ont pas été acceptées qui cherchent à s’exprimer. 

Commençons par regarder ce qui nous met en colère et prenons, par exemple, au hasard, notre colère face aux péchés des autres. Nous allons utiliser aujourd’hui un outil développé par Jung : le retrait de projection. 

Qu’est-ce que le retrait de projection? 

Et pour commencer qu’est-ce qu’une projection?

Freud dit : une projection « est une perception interne et réprimée, et comme substitut de celle-ci, son contenu arrive à la conscience en tant que perception venant de l’extérieur», « quand les parents projettent sur l’enfant les péchés qu’ils croyaient avoir étouffés en eux-mêmes » dit Jung,

Mais pas seulement sur les enfants. Nous projetons sur tout le monde nos propres erreurs. Il y a 2 petites phrases très courantes qui en parlent bien :

“Comme on est on croit les autres”.

“C’est celui qui le dit qui l’est”. 

Le retrait de projection consiste donc à cesser d’accuser l’autre de nos propres erreurs. 

Ainsi chaque fois que quelque chose ou quelqu’un nous met en colère, profitons-en, cette personne nous tend la perche dont nous avons besoin pour regarder en nous-même : je ne supporte pas sa gourmandise = je suis gourmand(e) et je ne supporte pas ma gourmandise. 

Pourquoi, me direz-vous, je peux très bien ne pas être gourmand et ne pas accepter que l’autre soit gourmand? 

En fait, si vous n’étiez pas gourmand, vous verriez que l’autre l’est sans que cela vous mette en colère. Vous le verriez tout simplement. 

Si une part en vous REAGIT, c’est qu’elle est touchée. Il est bien question de réaction pas d’action, ce qui est différent. La réaction est d’ailleurs souvent ressentie comme s’il nous était impossible de faire autrement tout en sentant bien que nous ne posons pas l’acte juste pour nous. 

Chaque fois que nous ne supportons pas un comportement ou une situation ou… il suffit de s’arrêter et de regarder en soi : ce que nous supportons pas ne se trouve pas là-bas, mais ici. 

Oui, chaque fois que nous sommes en colère c’est que les choses ne se passent pas comme nous le voudrions. Elles nous dérangent. Et c’est justement la part de nous qui est dérangée qui a “appelé” cet évènement, cette personne, pour être vue et entendue. 

Quel beau cadeau, n’est-ce pas, de pouvoir rencontrer quelqu’un qui nous propose de voir en nous ce que nous cherchions à cacher avec tant d’énergie, à nier avec tant d’arguments? 

Quel beau cadeau que de pouvoir voir ce que nous ne voyions plus et de nous en libérer pour laisser revenir  à la place nos vraies valeurs, notre véritable être, nos véritables sentiments, bref notre vérité. 

Car notre vérité ne peut jamais être conceptuelle, sinon ce n’est que lettre morte, idées préconçues, remâchées et mises au goût du jour, conditionnées par notre culture, notre temps, mais pas la vérité vivante dont nous sommes faits. 

Désirons-nous retrouver notre vérité?

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30 avril 2011

La Colère–Chapitre 1

je_suis_en_colere_6d7b7

Pour illustrer la colère j’ai trouvé cette image sur un blog 

http://www.encyclopedie-incomplete.com/?Que-Faire-De-Ma-Colere 

dont je vais aussi vous donner un extrait:

La colère

Une émotion régulatrice.

Les émotions sont des énergies qui nous mettent en mouvement.
[…]

Et, de toutes les émotions, la colère est l’une des plus énergisantes. Elle nous invite à la défense du territoire, des êtres proches, de tout ce qui compte pour nous. C’est une énergie qui nous donne de la force, affirme notre valeur. Mais si elle permet de booster l’ego, elle a tendance à mettre en danger les relations. Il faut parfois des années pour réparer les conséquences d’une colère avec un ami. […]

Ce n’est pas par hasard si la colère est souvent l’attribut des puissants. Attila avait des colères légendaires. Plus près de nous, l’ex-président américain Bill Clinton et, en France, Nicolas Sarkozy ont eu des excès du même type. Ils peuvent se le permettre, leurs collaborateurs ne les quitteront pas pour cela : la relation est sous contrainte. 

Fin de la citation, j’en profite pour ajouter que s’il existe un droit de copyright pour cette photo, merci de me le signaler. 

Il a plusieurs choses intéressantes dans cet extrait d’article car il reprend assez bien les idées collectives sur les émotions et sur la colère en particulier. 

Les émotions sont des énergies qui nous mettent en mouvement”. En effet “motion” veut dire mouvement. Si nous nous appuyons sur nos émotions pour nous mettre en mouvement c’est que nous avons quelque peu abimé notre moteur principal que sont nos sentiments. Nous ne sommes plus ou pas assez mus par nos sentiments car ils sont dévoyés, mutés en émotions, colorés par quelque chose. Chaque émotion est un sentiment coloré par notre fausse image de nous. D’ailleurs l’exemple nous est donné dans cet article comme nous allons pouvoir le voir. Nous ferons un billet là dessus, le sujet mérite développement. 

La colère est une émotion régulatriceEt, de toutes les émotions, la colère est l’une des plus énergisantes. Elle nous invite à la défense du territoire, des êtres proches, de tout ce qui compte pour nous. C’est une énergie qui nous donne de la force, affirme notre valeur”. 

Voilà la justification de la colère : elle nous rend forts et affirme notre valeur, nous permet de nous défendre. Il est donc normal que nous soyons en colère pour nous affirmer et être forts. Du moins c’est que nous dit notre mental. Pourtant, avons-nous vraiment besoin de nous mettre en colère pour défendre nos valeurs? Regardons cet homme en colère, que cherche-t-il à faire? 

Il cherche à faire peur et à s’imposer. 

Comme dit dans le court extrait cité : “la relation est sous contrainte”. 

Allons-nous, nous qui avons tous plus ou moins vécu cette crainte face à la colère de quelqu’un qui cherchait à nous contraindre, l’utiliser à notre tour pour défendre nos valeurs? 

En fait, derrière cette émotion colère existe peut-être (ce n’est pas toujours le cas) un vrai sentiment, un sentiment qui dit : ok, les choses sont ainsi mais, là, stop, ça suffit, elles ne peuvent pas continuer ainsi. Et ceci peut être dit sans colère, mais simplement, comme un affirmation de notre sentiment, avec la force de notre être, c’est à dire avec la totalité de ce que nous sommes. 

Si vous dites à un enfant : stop, ça suffit, avec cette présence-là, il va immédiatement comprendre qu’au delà de cette limite son ticket n’est plus valable. Sauf que, bien souvent nous n’avons pas cette force-là, alors nous allons la puiser dans la colère. C’est en ce sens qu’il était dit un peu plus haut : l’émotion est un sentiment dévoyé. Cette colère est notre sentiment que “ça ne doit pas continuer ainsi”, colorée par notre faiblesse camouflée en force, voir en violence. 

Poursuivons :”Mais si elle permet de booster l’ego, elle a tendance à mettre en danger les relations. Il faut parfois des années pour réparer les conséquences d’une colère avec un ami”. 

Qu’est-ce donc que cet ego qui a besoin d’être boosté? Qu’est-ce donc si ce n’est l’image que j’ai de moi, cette image qui dit “je suis untel, j’ai tels attributs, je suis comme ceci et comme cela”, cette image dont nous avons pris conscience maintenant qu’il s’agit d’une mauvaise image (Nous reviendrons là-dessus pour bien comprendre cette idée “d’image de soi”)? Pourquoi a-t-elle besoin d’être boostée? Serait-elle trop faible? 

Continuons :”Ce n’est pas par hasard si la colère est souvent l’attribut des puissants. Attila avait des colères légendaires. Plus près de nous, l’ex-président américain Bill Clinton et, en France, Nicolas Sarkozy ont eu des excès du même type. Ils peuvent se le permettre, leurs collaborateurs ne les quitteront pas pour cela : la relation est sous contrainte. “ 

Voilà maintenant le paysage devient clair : nous avons besoin de la colère pour paraitre puissants. Si nous avons besoin de cela c’est que l’image que nous avons de nous est l’image de quelqu’un de faible. Derrière notre colère il y a notre faiblesse, celle d’un enfant qui ne peut pas défendre ce qui lui tient à cœur, un enfant impuissant face aux arguments de ses parents ou de toute autre autorité qui se pose comme sachant mieux que lui ce qui, par exemple, est bon pour lui. 

Alors pour se défendre l’enfant va se mettre à raisonner, à conceptualiser le monde comme les adultes, à juger ce qui est bon ou non, bref à construire son idée mentale du monde afin de le rendre “acceptable”. Parce qu’au départ le monde qui lui a été imposé lui est apparu inacceptable. 

Ainsi nous continuons à être en colère face à l’inacceptable. Légitime, direz-vous. 

Et bien, il n’y a qu’à voir où cette soi-disant légitimité nous a amenés. Juste quelques guerres, par ci par là. Légitimes elles aussi… 

Vraiment? Qu’en pensez-vous?

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L’image de soi – Chapitre 1

Img_Magritte_The_False_Mirror

 

A plusieurs reprises dans les billets précédents, nous avons parlé de l’image de soi et il est peut-être utile de préciser ce que nous entendons par là. 

Au départ, l’enfant n’a pas conscience d’être séparé de ce qu’il voit, sent, etc. Puis peu à peu il va apprendre qu’il est quelqu’un et chercher à savoir qui il est. Il n’est pas question de faire ici un cours sur le développement de l’enfant, mais juste de donner des bases pour la suite de notre propos. Et pour ce qui est énoncé là, il nous suffit de remonter dans nos souvenirs pour vérifier ce processus tout simple. 

Il va donc chercher à savoir qui il est au travers de ce que les autres disent de lui, et par comparaison avec ceux qui l’entourent. Peu à peu il va définir une image intérieure de lui-même qui englobe son image physique, celle vue dans le miroir et son image psychologique, celle que les autres lui renvoient (proches, éducateurs, etc.) ainsi que son identité… C’est à dire : sa personnalité. 

Selon son milieu et sa culture, il va ainsi définir des aspects de lui-même qu’il va cataloguer comme bons ou mauvais : tu es sage, tu es vilain, tu es idiot, ou intelligent et bien d’autres qualificatifs dont son entourage va l’abreuver. Ces qualificatifs vont davantage lui parler par “l’intention” contenue dans la parole que par le mot lui-même: “tu es vilain” prononcé avec un ton de reproche, va mettre le mot “vilain” dans la catégorie mauvais, désagréable. Et ainsi de suite…

Et en même temps il va ressentir la vérité ou la fausseté des qualificatifs qui lui sont attribués. Au total va se construire une image maladroite, un mélange de vrai et de faux, une image floue, pastichée mais qui fera l’affaire au début.

Puis, en grandissant, il va pouvoir peaufiner cette image qui va s’enrichir de ses propres idées sur le monde et les gens.

Or, justement, le monde et les gens vont réagir à cette image que l’enfant a de lui car ce dont l’enfant (mais aussi beaucoup d’adultes) n’a pas conscience, c’est qu’il croit tellement être cette image, qu’il “vibre” ainsi, c‘est à dire qu’il fonctionne comme un émetteur radio qui envoie une fréquence qui dit “je suis ceci, pas cela, comme ci et comme ça”, et qu’ainsi il va se mettre en résonnance avec le monde qui lui répondra selon ses croyances. Il en sera de même avec l’image qu’il aura du monde et des autres. 

Avez-vous eu l’occasion de remarquer que certaines personnes attiraient toujours certaines situations? Et bien c’est ce mécanisme qui est à l’œuvre. En fait le monde va agir comme un miroir destiné non plus à nous révéler notre image physique mais l’image que nous avons de nous-mêmes et du monde. Et il le fait à la perfection.

Nous sommes donc “programmés” depuis notre enfance et nous allons maintenant nous déprogrammés afin d’être, non pas ce que les autres nous ont dit que nous étions, mais ce que nous sommes réellement. 

“Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux”. Il s’agit non d’une connaissance acquise à coup d’études psychologiques, métaphysiques, philosophiques ou autres, mais de la connaissance directe de qui nous sommes grâce au miroir “monde”. Car, pour l’instant, nous vivons chacun dans un monde, le notre. Chacun de nous a une “image de soi” et une “image du monde”. Le but étant de s’en libérer afin d’être soi dans le monde. Nous serons alors tous dans le vrai monde en étant notre vrai soi, un et unique.

Pour cela il va nous falloir nous débarrasser de ce que nous ne sommes pas.

Dans les précédents billets il était donc question de cette image et surtout de la mauvaise image que nous avions de nous. Si parmi vous certains ont grandi dans l’amour inconditionnel de leurs parents, c’est une bénédiction! Mais pour la plupart nous avons cruellement manqué de cet amour inconditionnel et nous nous sommes crus misérables. Peut-être pas dans tous les domaines de notre vie, mais en tout cas dans un certain nombre. 

L’amour inconditionnel dit : “je t’accepte tel que tu es, je t’accueille tel que tu es, tu peux entrer chez moi, ma porte t’est ouverte”. Nous avons souvent eu la porte claquée au nez, même quand nous offrions notre amour à nos parents, car les enfants aiment leurs parents inconditionnellement et vont tout faire pour les rendre heureux, quitte à se maltraiter eux-mêmes à coup d’efforts, de contrôles, de deuils successifs (spontanéité, créativité, imagination etc.), parfois sans grand succès, ou alors ils vont ruer dans les brancards, mais le résultat est le même. 

Le résultat va être cette mauvaise image de soi qui va fonctionner comme un émetteur et ainsi l’enfant catalogué, par exemple, “idiot” va malgré lui se retrouver en position d’idiot ce qui viendra confirmer son qualificatif et finira par lui faire vraiment croire qu’il est idiot.

 

Nous avons donc une image avec de bons aspects, qui eux, ne posent pas problème. Ce sont les mauvais aspects qui vont nous enquiquiner. Ceux qui nous donne une mauvaise image que nous allons essayer de réparer à coups de “maquillage” afin d’avoir une bonne, mais fausse, image de nous. Ce maquillage peut marcher à nos yeux mais pas aux yeux du monde, de “notre monde” qui lui reste sensible à notre vibration et va donc continuer à nous renvoyer la mauvaise image.

Alors que faisons-nous? Nous rajoutons une couche de maquillage, un habit supplémentaire, nous nous couvrons davantage. Mais rien n’y fait, tôt ou tard le monde répond , encore et toujours, à cette vibration. 

Le seul et vrai moyen n’est pas la chirurgie esthétique, c’est la chirurgie réparatrice celle qui consiste à rendre l’aspect originel, qui va éliminer non pas quelques distorsions, ou ablations, ou ajouts qui ont modifié notre être originel, mais tout réparer de façon à ce que l’image que nous avons de nous devienne identique à ce que nous sommes, si identique qu’elle sera transparente et disparaîtra. 

Bref : nous serons libres de toute image, et en étant libres de toute image de nous-mêmes, nous serons également libres de toute image du monde. 

Prêts à sortir de prison?

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10 avril 2011

La Paresse - Chapitre 2

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Continuons à explorer la paresse avec notre sympathique père de famille dévoué corps et âme à son activité professionnelle et rentrant chez lui, fier de son travail et fier d’avoir assumé ses responsabilités de père de famille, totalement ignorant de ses autres responsabilités. 

Ignorant? Vraiment? Son ressenti ne lui dit-il pas qu’il manque à ses responsabilités de père? Sûrement, et tout aussi sûrement il fait taire son ressenti à bons coups d’arguments mentaux du genre “j’ai suffisamment bossé aujourd’hui”.

Oui, il a peut-être même trop bossé pour compenser quelque part ce sentiment de paresse qu’il éprouve à la maison. 

Alors pourquoi, bien que conscient de ce manque, se défile-t-il face à ses responsabilités une fois au foyer? Parce qu’un enfant ne peut pas se conduire en adulte. Tout simplement.

Cet homme, si fier de son activité professionnelle, est resté immature dans cette facette de sa vie. Il n’a pas le courage de s’occuper de sa famille à la maison, il préfère peut-être s’y conduire comme un enfant, comme quand il était enfant. Bref il manifeste dans cette part de son activité un manque total de responsabilité, d’immaturité. Il y est paresseux. 

Maintenant à nous : observons-nous, regardons les zones de notre vie où n’assumons pas, ou mal, nos responsabilités et regardons la source de cette paresse, pourquoi nous nous défilons. Bref regardons simplement les situations où nous manquons de courage tout simplement. Car avec le courage, nous pouvons tout faire. 

En nous arrêtant sur ces petites ou grandes zones où nous manquons de courage, nous allons, une fois encore, découvrir une part de nous en souffrance. 

Quel type de souffrance? 

Par exemple un enfant qui a peur de faire une bêtise car on lui a fait croire que faire une bêtise était quelque chose d’inadmissible. Et sa peur de se tromper lui a ôté tout courage de faire. 

Ou alors un enfant a qui on n’a pas donné confiance en lui, qui n’a pas été amené à prendre conscience de sa valeur dans certains domaines ou même qui a été privé de son épanouissement sous quelque fallacieux prétexte.

Peut-être un enfant qui n’a pas eu l’exemple de parents courageux.

Ou encore un enfant qu’on a trop choyé et qui n’a pas pu relever les différents défis qui se présentaient à lui car ses parents les ont relevé à sa place. 

Il y a aussi l’enfant qui a été soumis à une autorité trop sévère et qui tremble de peur devant l’autorité. Mais bien d’autres peurs aussi, d’incertitudes, de craintes, de manque de confiance. 

Où sont nos peurs, nos incertitudes, nos craintes, notre manque de confiance? 

Bref, nous allons découvrir différentes facettes de notre vie où nous avons peur, où nous manquons de courage, et les différentes blessures originelles que nous allons devoir réparer. 

Mais nous allons aussi regarder les zones où nous fonçons tête baissée car ces zones-là sont aussi du ressort de la paresse. Et oui, quand nous fonçons tête baissée, c’est pour ne pas voir notre lâcheté et ne pas voir non plus ou nous fonçons! En général le résultat est le même : nous n’avons pas su assumer nos responsabilités, ni faire ce que nous avions à faire. 

Pensiez-vous, par hasard, au début de ce billet, que vous n’aviez jamais péché par paresse?

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09 avril 2011

La Paresse – Chapitre 1

paresse

 

De nos 7 péchés capitaux, la paresse semble aussi un des moindres, comme la gourmandise. Après tout la paresse semble ne porter tort qu’au paresseux. Le paresseux ressemble à cette personne au fond de son lit. L’idée de la paresse est souvent associée au farniente, à la détente, au repos, à l’inverse du travail. 

Mais en fait qu’est-ce que la paresse? 

Voyons ce que nous en dit wikipédia :

La paresse (du latin pigritia) est une propension à ne rien faire, une répugnance au travail ou à l'effort. Considérée comme un péché dans la religion catholique, elle est élevée au rang de valeur par certains courants idéologiques contestataires.

Nous avons là deux idées :

1- La propension à ne rien faire 

2- La répugnance au travail ou à l’effort

Et bien, à vrai dire la répugnance au travail est une chose normale quand le travail que nous accomplissons nous répugne. Et le dégout pour l’effort est également une bonne chose car nous n’avons pas à nous efforcer de faire. En ce sens, le fait que ces idées aient été élevées au rang de valeurs par certains courants idéologiques est fort louable. 

Regardons ensemble ces deux aspects avant de nous pencher sur celui qui est vraiment de la paresse.

Le travail est l’activité que nous déployons dans notre vie sociale ou familiale selon notre statut. Ce travail est, normalement, le lieu où nous allons déployer nos compétences et exprimer nos talents. Combien de personnes peuvent s’estimer comblées, à l’heure actuelle, dans leurs activités? Combien font un travail dans lequel elles s’épanouissent? Et pour commencer : combien de personnes ont découvert leurs talents et leurs compétences, et en usent avec bonheur? 

Nous comprenons aisément que faire quelque chose qui nous pèse pousse à ce type de “paresse” qui en fait n’en est pas. Un travail qui n’apporte aucun plaisir, aucune autre valeur qu’une valeur économique, ne motive pas, ou peu. De là, nous pouvons comprendre que certaines personnes vont chercher au travers de leur travail une autre compensation, comme une compensation financière ou une reconnaissance sociale. Nous pouvons le comprendre tout en comprenant désormais qu’à défaut d’alimenter leur être véritable cela va améliorer leur image, leur fausse bonne image d’eux et les perdre un peu plus.

Quand à l’effort, si nous nous observons bien nous verrons que quand quelque chose nous passionne, quand nous sommes motivés, nous sommes capables d’accomplir en toute simplicité et sans effort ce qui pourrait paraitre insurmontable à notre voisin. Faire des efforts va à l’encontre de notre être. Si nous nous efforçons nous nous contraignons. La contrainte est une activité mentale, une déduction mentale qui nous dit “ tu dois être ainsi et donc faire ainsi”. Ceci nous amène aussi à la fausse bonne image de nous et en sens inverse du courant, c’est à dire en sens inverse de la source. 

Beaucoup d’enfants sont qualifiés de paresseux parce qu’ils ne sont pas motivés, ou, plus souvent, démotivés. Mettez-les en face de quelque chose qui les passionne et vous verrez l’énergie qu’ils vont déployer. Ou alors rendez passionnant ce que vous voulez leur faire faire, montrez leur les belles facettes, le coté ludique ou le coté intéressant, bref motivez-les, vous serez étonnés des résultats. 

Nous nous sommes souvent crus paresseux parce qu’il nous était demandé de faire quelque chose qui ne nous motivait pas, ou alors de faire quelque chose d’autre que ce que nous étions en train de faire passionnément. Mais ceci n’est pas de la paresse. 

Il nous reste à explorer la propension à ne rien faire. Et, personnellement, j’ajouterai : à ne rien faire dans certains domaines de notre vie. Car il est des paresseux qui s’ignorent… 

La paresse, en fait, c’est ne pas faire ce que nous avons à faire, nous défiler face à nos responsabilités. 

La vie nous propose de poser des actes, d’agir dans les circonstances qui sont là, de relever le défi qu’elle nous soumet. Le paresseux, ou la paresseuse, se défile, va chercher à éluder le défi, à ne pas prendre ses responsabilités, à ne pas agir. Bref quand nous sommes paresseux, nous sommes lâches et manquons de courage.

Cette attitude a de multiples sources : peur, manque de confiance en soi, sentiment d’incompétence. Mais ces multiples raisons ont en fait une seule vraie source : l’idée que nous ne pouvons pas. 

Si nous regardons la source de notre paresse, nous allons découvrir une part de nous persuadée qu’elle ne peut pas, qu’elle ne sait pas, qu’elle n’est pas capable ou même qu’elle n’aime pas faire ce qu’elle a à faire. Bref, il y a là un enfant qui n’a pas pu grandir correctement dans certains domaines de la vie.

Car la paresse ne se cantonne pas au travail dans le sens d’activité productrice. La paresse touche à toutes nos activités, dans le sens agir, faire. Agir et faire touchent à tous les domaines. Et c’est ainsi que des mordus du travail peuvent être de grands paresseux. Qui ne connait pas, par exemple, un père totalement investi dans son activité professionnelle mais totalement désinvesti au niveau de ses activités familiales? 

Pouvons-nous imaginer un instant comment réagirait cet homme si nous le traitions de paresseux? 

Et pourtant….

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08 avril 2011

La boite à outils

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Avant de nous avancer davantage dans notre périple, posons nous un instant pour ouvrir la boite à outils que nous avons emportée avec nous. 

Nous avions au départ nos 3 outils essentiels de base : intention-attention-ressenti, et notre conscience. Outils indispensables à notre périple, qui même s’ils sont peu affutés, vont le devenir à l’usage. S’ils n’ont pas servis depuis longtemps, il est un peu normal de les trouver rouillés, peu efficaces et de nous trouver peu habiles à leur usage. N’ayons crainte, plus nous les utiliserons plus ils seront performants, un peu comme nos muscles, et nous allons finalement éprouver beaucoup de plaisir à nous en servir pour même devenir experts à l’usage. Bref nous allons rouler des “mécaniques”, non pas avec orgueil mais avec plaisir!

Ces outils principaux vont nous permettre de découvrir que notre paysage intérieur a été abimé et qu’il y a des travaux de restauration à effectuer.

Dans le billet précédent nous avons évoqué un autre outil, destiné à ces travaux de restauration : le dialogue avec l’enfant intérieur. 

Dans cette catégorie, il sera question d’outils similaires qui permettront de réparer, restaurer et retrouver le paysage originel. 

Notre paysage intérieur, ce que nous sommes vraiment, à été dévoyé, abimé, quasiment dès notre conception. Actuellement, beaucoup de personnes se tournent vers ce que l’on appelle “le développement personnel” pour se débarrasser de problèmes qui entravent leur plaisir à vivre, leur capacité à être heureuses. Pour cela elles font appel à des personnes extérieures qui les amèneront à voir ce qu’elles n’arrivent pas à voir. Mais sachez qu’avec nos outils de bases et les autres petits outils qui vont venir à nous au fur et à mesure, nous pouvons faire ce travail tout seuls. 

Nous pouvons aussi demander l’aide de notre entourage (amis, famille, proches) car parfois nous avons le nez tellement collé sur ce que nous cherchons à voir que nous ne le voyons plus. Notre entourage aura plaisir (et parfois même un malin plaisir) à nous pointer les comportements que nous lui demanderons de repérer. Demandons-leur d’être honnête et de ne pas avoir peur de nous signaler nos comportements excessifs, étranges, déséquilibrés etc. avec amour de préférence, et sans jugement si possible. D’ailleurs les deux vont de pair… 

Ainsi nous pourrons entreprendre la restauration de ce paysage qui n’est autre que: 

l’image que nous avons de nous-même. 

Nous pourrions nous demander quel intérêt il y a à réparer cette image, si nous avons une image de nous le mieux serait de s’en débarrasser tout de suite. Oui, c’est vrai mais pas aisé à faire. Il y a donc cette solution qui consiste à réparer l’image de telle façon qu’elle corresponde à l’original. Là, nous pourrons nous en débarrasser sans difficulté et accéder à notre réalité. 

Dit autrement, notre image de nous est abimée = nous avons une mauvaise image de nous. 

Et si nous avons une mauvaise image de nous, notre vie avec nous-même est difficile car nous ne pouvons pas nous aimer ainsi. D’ailleurs nous ne nous aimons tellement pas que nous nous contraignons par des tas de techniques plus ou moins douteuses, afin d’obtenir une belle, mais fausse image de nous. Que ce soit une apparence physique, une apparence mentale, une apparence de style de vie, peu importe, nous nous créons une image qui nous convient,  qui nous parait acceptable nous nous habillons de ces multiples oripeaux dont nous avons dit dans nos premiers billets qu’il allait falloir se défaire. Et oui, peu à peu nous avancerons de plus en plus légers, transparents, nus. 

Alors, prêts pour le strip-tease?

 

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07 avril 2011

La gourmandise – Chapitre 2

Nous voilà donc en train de nous observer et nous nous surprenons, comme dans l’exemple précédent, en flagrant délit de péché de gourmandise d’attention. Nous sentons que nous en sommes friands, que cela comble une faim. Sauf que le repas terminé, la faim va nous tenailler de nouveau et il va nous falloir retrouver à manger, c’est à dire retrouver une personne qui sera attentive à nos propos.

Alors? Qu’en est-il de cette faim insatiable? Quelle est sa source? Car après tout, tout le monde ne semble pas friand de ce type de nourriture. Finalement la question qui se pose est “quelle part de moi suis-je en train de chercher à remplir?”, “quelle part réclame de l’attention?”. 

Et c’est ainsi que notre péché va nous ramener à l’intérieur de nous pour découvrir vraisemblablement un petit enfant qui réclame de l’attention mais ne l’obtient pas. 

Que faire? 

Et bien il ne nous reste plus qu’à utiliser un nouvel outil, un outil pour réparer ce qui nous est révélé : prendre ce petit enfant et lui parler, dialoguer avec lui et comprendre ce qu’il demande et le lui donner, tout simplement. 

Nous avons en nous un enfant blessé qui réclame notre attention. Caché dans notre inconscient, il agit à travers nous et c’est au travers de nos actes quotidiens qu’il nous parle. Notre péché de gourmandise est sa façon de nous parler, sa façon de nous dire : j’ai besoin d’attention. 

Simple, non? Et non culpabilisant. Car voir la faute c’est voir la blessure. Soignons nos blessures et nous cesserons de pécher. 

Nous pourrions penser que c’est trop simple, et pourtant… 

Amusons-nous avec le péché de gourmandise tel qu’il est connu pour la plupart d’entre nous : la nourriture.

Au départ, la nourriture est le lien privilégié de l’enfant à sa mère. Elle commence à le nourrir pendant la gestation et dès sa naissance elle continue avec le sein. Mais pas seulement cette nourriture-là, car elle va aussi le nourrir avec ses émotions, ses pensées, ses humeurs, ses sentiments, son amour. Ainsi il y a fort à parier que la personne qui mange trop a encore besoin de sa mère, a encore des besoins que sa mère n’a pas su, ou pu, combler. 

En grandissant l’enfant, qui était nourri presque exclusivement par la mère, va peu à peu être aussi nourri par le père. Il va commencer par prendre une nourriture qui ne passe plus exclusivement par la mère pour découvrir un monde gustatif beaucoup plus varié : ce que le père apporte à la maison. Car, fondamentalement, la mère, Yin est reliée à l’intérieur, et le père Yang, à l’extérieur. Notre société a dévoyé ces valeurs fondamentales car l’excès de Yang a généré une sorte de révolte du Yin qui, au lieu de chercher à redonner de l’éclat à ses valeurs, cherche à copier le Yang. 

Ce sujet mériterait un développement plus long. Nous pouvons cependant en dire ceci, puisque le sujet de ce billet nous le propose : le Yang dans notre société s’est nourri du Yin, a péché par gourmandise au détriment du Yin. Le plateau de la balance penche, l’équilibre est rompu, et la justice bafouée. Peut-être saisissons-nous mieux maintenant pourquoi le péché de gourmandise est lié à l’équilibre et à la justice? (Tiens, au fait, sachant tout cela, voyez-vous maintenant pourquoi la justice est représentée aveugle, tenant une balance?) 

Les parents apportent-t-il à leur enfant une nourriture équilibrée? Donnent-il à leur enfant ce qui lui est nécessaire pour grandir de façon harmonieuse, confiante, avec amour, avec la conscience que cette nourriture est une part importante de l’équilibre de leur enfant?

Quels types d’informations nos pères apportaient-ils à la maison? De quoi nos parents nous nourrissaient-ils?

Si l’enfant en nous n’a pas reçu une nourriture satisfaisante, il va la rechercher, une fois adulte, en mangeant, trop, et pas forcément de la bonne manière. De toute façon cette faim réapparaitra car le vrai besoin n’est pas comblé. 

L’enfant en nous qui réclame à manger, réclame quelque chose à ses parents. Il réclame des parents qui combleront ses besoins, qui le nourriront de façon satisfaisante, aimante.

Alors, avons-nous été bien nourris pendant notre gestation et notre enfance? 

Pour le savoir il nous suffit de nous regarder nous nourrir dans tous les domaines de la vie. Et pour chaque domaine où nous nous surprenons en flagrant délit de gourmandise, il y a un besoin auquel il n’a pas été répondu.

La question qui va être soulevée ici, nous l’entendons déjà: besoin ou envie, comment faire la différence? 

Vous allez devoir vous servir de vos outils pour y répondre, et n’hésitez pas à partager vos réponses avec nous!

Posté par cattleya13 à 23:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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