gourmandise

Pourquoi commencer par la gourmandise? Tout simplement parce qu’il fallait bien en choisir un, et que parmi les 7 péchés c’est celui qui parait le moins grave.

Quand on parle de gourmandise la première image qui nous vient est celle de cette photo (trouvée sur le net), liée à la fois à l’idée de manger, surtout trop manger et de manger pour se faire plaisir.

Or nous le verrons plus tard à l’occasion d’un autre péché, manger pour se faire plaisir n’est pas de la gourmandise.

Par contre trop manger en est un.

Nous avons déjà entendu l’expression “il ou elle est trop gourmand(e)” à l’occasion d’une transaction par exemple.

L’idée de gourmandise apparait lorsque nous en voulons trop.

Trop par rapport à quoi? Car il est possible que la personne qui en demande trop n’ait pas forcément conscience de cet excès. Cependant ce “trop” est perçu, si ce n’est par elle, du moins par l’entourage. Un déséquilibre est perçu, la balance penche et si la balance penche cela signifie que quoiqu’il se passe dans la transaction, dans la relation, il y a un coté en excès et un coté en déficit.

Voilà la gourmandise : elle fait pencher la balance du coté du gourmand, l’autre coté étant alors déficitaire. Et ceci est valable pour tout les domaines de la vie:

- relations affectives

- relations professionnelles

- relations familiales

… tous les types de relation y compris avec les objets: sommes-nous gourmands de télévision par exemple? ou de jeux vidéos? ou de livres?

En étant attentifs nous allons voir de quoi nous nous nourrissons car tout est nourriture: les personnes, les animaux, les objets, les végétaux, les sons, les couleurs, les formes, les odeurs.. tout ce qui entre en nous nous nourrit, et tout ce que nous faisons entrer en nous de manière excessive est de la gourmandise.

Alors nous voilà en train d’observer nos actes quotidiens tout en nous demandant de quoi nous nous nourrissons et comment nous nous nourrissons. Et nous allons voir apparaitre nos déséquilibres : là où nous mangeons trop et là où nous nous laissons manger.

Hé oui! Car forcément, si nous mangeons trop c’est que quelque chose ou quelqu’un quelque part est en train d’être mangé, trop mangé, c’est à dire qu’il ne reçoit pas en retour sa juste part dans la relation. Et il y a fort à parier que nous sommes aussi victimes quelque part d’un ou une gourmand(e).

N’avons-nous pas déjà vécu cette situation toute simple où nous discutons avec quelqu’un et nous ressortons de là fatigués? Que s’est-il passé? Il s’est passé que pendant la discussion la personne s’est nourrie de nous tout simplement. Elle a capté notre attention et s’en est nourrie.

Cette personne souffre donc du péché de gourmandise d’attention. Nous avons de beaux exemples de ce type parmi toutes les “vedettes” qui envahissent nos petits et grands écrans, et pas seulement les vedettes du show-biz.

Nous allons rester sur cet exemple pour aller plus loin car il y a tant de facettes à la gourmandise que nous ne pourrons toutes les explorer.

Mais à partir de cet exemple, nous allons voir comment remonter à la source.